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Un tournoi à quarante-huit équipes, c’est d’abord un immense entonnoir. Depuis le 28 juin, il se resserre à vue d’œil, et voilà que la lumière du bout se précise : les huitièmes de finale commencent le 4 juillet. La moitié du tableau est déjà remplie, l’autre se joue ce 2 et ce 3 juillet. Prenons de la hauteur et regardons la carte du tournoi — parce qu’à ce stade, chaque affiche raconte déjà une histoire, et que celle des Diables mérite qu’on la suive de près.

Le week-end du 4 et 5 juillet : les favoris entrent en scène
Le bal des huitièmes s’ouvre le 4 juillet avec deux affiches. Le Canada affronte le Maroc (19h00 heure belge), duel de deux belles surprises : les Canadiens viennent de signer leur tout premier succès en phase à élimination directe, les Marocains restent sur un parcours invaincu et une élimination des Pays-Bas aux tirs au but. Dans la foulée, Paraguay-France (23h00 heure belge) met le tenant d’un rôle de favori face au tombeur de l’Allemagne : le Paraguay a sorti la Mannschaft aux tirs au but, mais la France, qui a balayé la Suède 3-0, arrive lancée.
Le 5 juillet, deux chocs encore : le Brésil défie la Norvège — première Coupe du Monde de Haaland, avec en toile de fond ce fameux Norvège 2-1 Brésil de 1998 — et le Mexique retrouve l’Angleterre de Harry Kane, tout juste passé devant Pelé au classement des buteurs historiques.
Le 6 juillet : la journée belge
C’est la date que tout le pays a cochée. Le 6 juillet, la Belgique affronte les États-Unis, dans un huitième né de la folle nuit du 1er juillet. Le même jour, le vainqueur de Portugal-Croatie défiera celui d’Espagne-Autriche : autrement dit, le tableau se remplit à mesure que les seizièmes se jouent. Les Diables, eux, connaissent déjà leur adversaire — et savent qu’il sera privé de Balogun, suspendu.
Le 7 juillet : les dernières places
La journée du 7 juillet accueillera les deux derniers huitièmes, alimentés par les seizièmes de ce 3 juillet : le vainqueur d’Argentine-Cabo Verde contre celui d’Australie-Égypte, et le vainqueur de Suisse-Algérie contre celui de Colombie-Ghana. De quoi voir surgir, peut-être, une nouvelle nation surprise — le Cabo Verde, plus petit pays par sa population à avoir jamais atteint les phases finales, en rêve encore.
- Les huitièmes débutent le 4 juillet (Canada-Maroc, puis Paraguay-France).
- La Belgique joue son huitième contre les États-Unis le 6 juillet.
- La France est la grande favorite du tournoi ; le Brésil et l’Angleterre suivent parmi les cadors.
- La moitié basse du tableau (7 juillet) dépend encore des seizièmes du 3 juillet.
Qui pour soulever le trophée ?
Sur le marché du vainqueur final, une hiérarchie se dégage (cotes décimales relevées le 2 juillet vers 08h00, heure de l’Est). La France domine, quelque part entre 2,85 et 3,60 selon les books — une fourchette large qui trahit un léger désaccord entre opérateurs. Viennent ensuite l’Argentine (autour de 5,00), l’Espagne (8,00), l’Angleterre (8,00 à 9,50) et le Brésil (11,00). Plus loin, les outsiders qui font envie : le Maroc et les États-Unis (autour de 23,00-26,00), et nos Diables à environ 36,00.
Trente-six, c’est beaucoup — et c’est justement ce qui rend le ticket tentant pour les rêveurs. Une équipe qui revient de 0-2 à la 85e minute ne se lit pas dans une feuille de cotes. Chez MrPacho, le marché du vainqueur final est ouvert en euros pour ceux qui veulent croire au scénario fou ; misez la tête froide, réservé aux 18 ans et plus.
Le chemin des Diables, pas à pas
Concrètement, la route belge est lisible : passer les États-Unis le 6 juillet ouvrirait un quart de finale, avec en ligne de mire, plus loin dans le tableau, les gagnants de la partie Portugal/Croatie–Espagne/Autriche. Rien n’est joué, tout est possible. C’est précisément l’état d’esprit dans lequel cette génération semble la plus dangereuse.
À lire aussi : le récit de la qualification des Diables, notre focus sur le huitième Belgique-États-Unis, les cotes des favoris et le calendrier des groupes.