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Ils ont partagé un vestiaire, soulevé les mêmes trophées, marché sur les mêmes pelouses madrilènes. Ce 2 juillet, à Toronto, Cristiano Ronaldo et Luka Modrić se retrouvent une dernière fois — mais cette fois, sur le fil du rasoir. Portugal-Croatie n’est pas un simple seizième de finale : c’est, selon toute vraisemblance, le dernier match de Coupe du Monde de l’un des deux. Peut-être des deux. À 40 et 41 ans, les deux hommes savent que le sablier ne se retourne plus.

Six Ballons d’Or sur une seule pelouse
Additionnez leurs armoires à trophées et vous obtenez six Ballons d’Or, une pluie de Ligues des champions, deux décennies de sommet. Ronaldo, l’insatiable, dont chaque tournoi depuis 2006 a été annoncé comme le dernier. Modrić, le métronome, capable à 41 ans de dicter encore le tempo d’un match international. Deux trajectoires opposées — la puissance et la grâce, le buteur et l’architecte — réunies une ultime fois par le tirage.
Il y a quelque chose de shakespearien dans ce croisement : deux ex-coéquipiers du Real, sacrés ensemble en Europe, condamnés ce soir à ce que l’un pousse l’autre vers la sortie. Le football offre rarement des scénarios aussi nets.
L’un des deux jouera là son dernier match de Coupe du Monde. Le tirage a transformé un seizième en cérémonie d’adieu.
Ce que dit le passé
L’histoire penche du côté portugais. Sur leurs dix dernières confrontations, les Portugais l’ont emporté sept fois pour deux nuls et une seule défaite, la dernière rencontre s’étant soldée par un 1-1 en Ligue des nations (novembre 2024). Le Portugal a terminé deuxième de son groupe (nul 1-1 face à la RD Congo, large succès 5-0 sur l’Ouzbékistan, 0-0 contre la Colombie) ; la Croatie, elle, s’est classée deuxième de la sienne avec six points, dont une leçon reçue face à l’Angleterre (2-4) mais deux succès pour se qualifier.
Deux orchestres, deux chefs
Côté portugais, Ronaldo mène toujours la ligne, entouré d’une génération dorée — Bruno Fernandes à la baguette, la vitesse de Neto, le talent de Félix. C’est une équipe qui peut tout faire, le sublime comme l’irrégulier. Côté croate, tout passe par l’axe Modrić-Kovačić, avec Gvardiol en dernier rempart : un football de possession, patient, qui cherche à endormir l’adversaire avant de le piquer.
Sur le marché, le Portugal part favori — autour de 1,77-1,80 en cote décimale, contre un nul à 3,40-3,65 et une victoire croate entre 4,70 et 5,00 (relevé le 2 juillet vers 08h00, heure de l’Est). Mais un détail a fait tiquer les observateurs : la cote de la Croatie s’est nettement resserrée dans la nuit, comme si le marché sentait un piège. Les vieux renards, justement, adorent les nuits comme celle-là.
Le poids de l’adieu
Reste l’inconnue la plus belle et la plus cruelle : l’émotion. Comment joue-t-on quand on sait que la moindre erreur peut sceller la fin d’une carrière en sélection ? Ronaldo transformera-t-il la pression en carburant, comme si souvent ? Modrić trouvera-t-il, une dernière fois, la passe que personne d’autre ne voit ? On ne parie pas sur le cœur — mais on regarde ces soirées-là parce qu’elles en débordent.
Chez RichRoyal, le marché de ce seizième est ouvert en euros pour ceux qui veulent accompagner le dernier bal ; à consommer avec modération, réservé aux 18 ans et plus.
- Portugal-Croatie (2 juillet, 01h00 heure belge) est probablement le dernier Mondial de Ronaldo (40 ans) et de Modrić (41 ans).
- Anciens coéquipiers au Real Madrid, ils totalisent six Ballons d’Or à eux deux.
- Le Portugal domine l’histoire récente (7 victoires en 10 duels) et part favori (~1,77).
- La cote croate s’est resserrée pendant la nuit : le marché flaire un match plus serré qu’annoncé.
À lire aussi : notre portrait du Portugal au Mondial, nos pronostics du 2 juillet et notre espace pronostics Coupe du Monde.