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Il y a des soirées de Coupe du monde qui réécrivent une hiérarchie en quelques heures. Le 29 juin en fut une. Deux géants — l’Allemagne et les Pays-Bas — ont quitté le tournoi le même soir, tous deux au bout d’un 1-1 et de la loterie des tirs au but. Le Brésil, lui, a tremblé jusqu’à la 90e+5 avant d’écarter le Japon. Depuis neuf ans que j’analyse les marchés, je sais reconnaître la date qui fait basculer un tournoi : celle-ci en était une, et elle a redessiné tout le bas du tableau.

- Allemagne 1-1 Paraguay (a.p.), le Paraguay passe 4-3 aux tirs au but (Havertz 54′ ; Enciso 42′).
- Pays-Bas 1-1 Maroc (a.p.), le Maroc passe 3-2 aux tirs au but (Gakpo 72′ ; Diop 90+1′).
- Brésil 2-1 Japon (Sano 29′ ; Casemiro 56′, Martinelli 90+5′).
- En quarts : Canada, Brésil, Paraguay, Maroc. Déjà fixé : Canada-Maroc.
- Marché : le Brésil passe de 14.00 à 10.50 ; la France reste favorite à 4.40.
Asunción n’en revient toujours pas
Enciso avait lancé le Paraguay à la 42e, Havertz avait recollé à la 54e, puis la prolongation n’a rien donné. Aux tirs au but, le Paraguay a été le plus froid : 4-3. Une quadruple championne du monde, sortie par une sélection que le classement FIFA situe bien plus bas. Plusieurs médias internationaux (Al Jazeera, ESPN) y ont vu l’une des plus grandes surprises de l’histoire des phases à élimination directe.
Le sélectionneur allemand Julian Nagelsmann n’a pas masqué l’abattement : « There’s a real sense of dejection in the dressing room… some teams can win with simple means, and you have to defend against those means consistently. We took too long to make our opponent chase the game. Our build-up play was too slow. » (traduction : « Il y a un vrai sentiment d’abattement dans le vestiaire… certaines équipes savent gagner avec des moyens simples, et contre ces moyens il faut défendre avec constance. Nous avons mis trop de temps à forcer l’adversaire à courir après le score. Notre relance a été trop lente. ») (Bundesliga.com, 29 juin 2026).
En face, Gustavo Alfaro a résumé l’exploit à sa manière : « We don’t have the pedigree that allows us to dictate the terms of the game. We dance to the music we’re given… sometimes it’s cumbia, sometimes tango, sometimes rumba… today, it was polka. » (traduction : « Nous n’avons pas le pedigree qui permet de dicter les termes du match. Nous dansons sur la musique qu’on nous joue… parfois c’est de la cumbia, parfois du tango, parfois de la rumba… aujourd’hui, c’était de la polka. ») (Tribuna.com / Bundesliga.com, 29 juin 2026).
Le Maroc, encore, avec le cœur
Gakpo avait pourtant ouvert la voie aux Pays-Bas à la 72e. Mais le Maroc n’a rien lâché : Diop a égalisé de la tête à la 90e+1, arrachant la prolongation, avant de s’imposer 3-2 aux tirs au but. Les Lions de l’Atlas filent en quarts, où les attend le Canada — le premier affrontement déjà connu du tour suivant.
Le Brésil renverse tout dans le temps additionnel
Mené par le Japon, le Brésil a attendu la 90e+5 et Martinelli pour respirer.
Sano avait surpris la Seleção à la 29e, mais Casemiro a recollé à la 56e et Martinelli a délivré tout un pays à la 90e+5. Effet immédiat sur le marché : la cote du Brésil pour le titre s’est resserrée en vingt-quatre heures de 14.00 à 10.50. Et le contexte, lui, vient de la veille : le 28 juin, le Canada avait écarté l’Afrique du Sud (1-0, Eustáquio 90e+2) pour ouvrir le bal des qualifiés.
Ce que ça change pour vos paris
Deux noms — l’Allemagne et les Pays-Bas — ont disparu du marché du vainqueur, et tout le bas du tableau s’en trouve allégé. Le Brésil (10.50) est le grand bénéficiaire de la soirée ; la France conserve son statut de favorite à 4.40. Pour le haut du tableau — France, Argentine, Espagne — le chemin virtuel se dégage, et leurs cotes méritent un second regard. Le détail des favoris est dans nos cotes des favoris.
Mon verdict final
La leçon de la soirée est vieille comme les Coupes du monde : aux tirs au but, le pedigree ne compte plus. Pour vos paris en phase à élimination directe, j’en tire une règle simple — le marché « qualification » pèse davantage que le 1X2 des 90 minutes, et les cotes longues sur les outsiders qui défendent bien ne sont pas à jeter. À suivre dans nos pronostics et nos pronostics du 30 juin. D’ici là : un budget fixé d’avance, jamais de pari de dépit.
Résultats arrêtés au 30 juin 2026 ; cotes décimales à vérifier chez votre opérateur. Sources : Wikipédia (phase finale), ESPN, NBC, Al Jazeera, FOX Sports/FanDuel. Pariez avec modération — 18 ans et plus.