Loading...
Quand la sirène a retenti au bout de la prolongation, une deuxième nouvelle a suivi la première. Non seulement les Diables Rouges avaient arraché leur qualification au Sénégal, mais leur adversaire du prochain tour venait, lui aussi, de se dessiner dans la même nuit : les États-Unis. Le pays hôte. Le 6 juillet, la Belgique jouera un huitième de finale que personne n’avait vu venir — et qui, à bien y regarder, tombe plutôt bien.

Un adversaire amputé de son buteur
La première bonne nouvelle porte un nom : Folarin Balogun. L’attaquant américain, exclu à la 64e minute contre la Bosnie après recours à la vidéo, écope d’une suspension automatique. Traduction : les États-Unis aborderont le huitième sans l’homme qui venait pourtant de leur ouvrir le score. Sur le carton, Mauricio Pochettino, le sélectionneur argentin des Américains, est resté furieux : « For me, never is it a red card. » (« Pour moi, ce n’est jamais un carton rouge. ») Colère compréhensible, car l’absence pèsera lourd.
Pour une défense belge qui a longtemps souffert cette saison, affronter une attaque américaine privée de son fer de lance change la donne. Ce n’est pas un laissez-passer — les États-Unis, portés par leur public, restent redoutables — mais c’est un caillou de moins dans la chaussure.
Des Diables qui avancent à l’instinct
Il faut être honnête : cette équipe belge ne rassure pas, elle électrise. Menée 0-2 après la 85e minute contre le Sénégal, elle a renversé la table en cinq minutes avant d’aller chercher la qualification sur un penalty à la 120e+5, le but le plus tardif de l’histoire du Mondial. Lukaku retrouve le chemin des filets, Tielemans porte l’équipe sur ses épaules, et il flotte autour de cette sélection un parfum de « rien ne peut nous arriver » qui, dans un tournoi à élimination directe, vaut parfois mieux qu’un football léché.
Une équipe capable de revenir de 0-2 à la 85e est une équipe que personne n’a envie de croiser en juillet.
Ce que disent les cotes
Sur le marché du vainqueur final, les Diables restent des outsiders : autour de 36,00 en cote décimale, quand les États-Unis pointent à 26,00 (relevé le 2 juillet vers 08h00, heure de l’Est). Le pays hôte est donc perçu comme légèrement au-dessus sur l’ensemble du parcours — logique de l’avantage du terrain et du calendrier. Mais un huitième de finale ne se joue pas sur une cote de titre : il se joue sur quatre-vingt-dix minutes, une soirée, un état de grâce. Et l’état de grâce, en ce moment, il est belge.
Les cotes précises du duel Belgique-États-Unis seront ouvertes à l’approche du 6 juillet. Chez BillyBets, le marché des huitièmes se garnit au fil des qualifications, en euros — de quoi suivre la bascule du favori. Comme toujours : misez avec modération, réservé aux 18 ans et plus.
- La Belgique affronte les États-Unis en huitième de finale le 6 juillet.
- Folarin Balogun, buteur puis exclu contre la Bosnie, est suspendu : les USA seront privés de leur attaquant.
- Sur le titre final, les Diables sont cotés autour de 36,00, les États-Unis autour de 26,00 (2 juillet).
- Les cotes du match seront ouvertes à l’approche de la rencontre.
Le chemin, maintenant
Franchir les États-Unis ouvrirait aux Diables un quart de finale, et remettrait cette génération — qu’on enterrait il y a peu — au centre de la carte du tournoi. On n’en est pas là. Mais après la nuit de Tielemans, plus personne, en Belgique, n’ose dire que c’est impossible.
Pour approfondir : notre portrait des Diables Rouges, le récit de la qualification face au Sénégal, le dossier États-Unis et le tableau complet des huitièmes.